frtoen frtoes frtoit

PAROI SOCIALE

PAROI SOCIALE

PAROI SOCIALE
-Modes d'habiter et de construire aux Tropiques / St Pierre de la Réunion
-1999 / Concours Europandom / Projet finaliste, exposition et publication et Cdrom
-Coloco / Associés à P-A. Martin, et T. Kandjee, paysagistes

Modes d'habiter et de constuire aux Tropiques
Le concours d’architecture Europan lorsqu’il s’applique au DOM français interroge sur d’autre manières d’habiter et de concevoir les logements.
Coloco a conçu des logements qui verticalisent la case créole en conservant ces caractéristiques essentielles, Les bâtiments sont livrés non finis au stade d’ossatures parasismiques et paracycloniques avec des réseaux de qualité et de beaux volumes. Les aménagements intérieurs restent à faire ainsi qu’une partie des façades, au gré des envies et ressources des habitants.
La bande nommée paroi sociale développe la relation de cases à la rue, la plaçant comme un espace appropriable vecteur de la vie des quartiers tropicaux. Elle donne un jardin de devant et un lieu de desserte extérieur à l’abris des regards derrière des parois ajourées. L’ensemble des escaliers est cultivable et permet le recyclage de proximité des eaux de pluie et d’une partie des déchets.
Cette paroi sociale est ajoutées aux barres préfabriquées existantes, leur donnant aussi une varangue.

lien permanent

Moron Suburbio
'urbanisation' de la villa Gardel, Moron - Buenos Aires

Moron Suburbio 
'urbanisation' de la villa Gardel, Moron - Buenos Aires
Moron est presque le centre géographique de la mégapole appelée Gran Buenos Aires et ses 13 millions d’habitants. Banlieue Ouest, ici c’est pas la meilleure des réputations.
La villa* Carlos Gardel, était il y a quelques années une forteresse de misère et de trafic de drogue, sans services urbains, sans transport, sans police...
Pour changer la situation s’associent au sein des nombreux programmes actuellement en cours différentes associations et institutions, catalysés par un Maire progressiste qui n’a pas 35 ans.
Le projet consiste en la construction de 150 logements, selon un processus assez classique d’appel d’offres, mais avec l’obligation pour l’entreprise d’embaucher la moitié des ouvriers dans la villa. Le premier pas est de constituer le groupe de sécurité, avec les durs de la Carlos Gardel qui vont surveiller nuit et jour le terrain. Puis s’ouvrent les rues et les voies d’accès, les réseaux et bientôt s’implantent les maisons dans un terrain concédé par un hôpital voisin. Aujourd’hui le rythme des travaux est au plus fort, avec des livraisons prévues en septembre 2006 pour les premières tranches.
L’ONG “C+D” (Communication y Développement humain), suit tout le processus du point de vue documentaire, avec une présence hebdomadaire qui témoigne des transformations de la vie des voisins, des attentes et des espoirs générés par la construction participative. L’architecture reste banale, mais le mode d’intervention de la communauté a produit un grand sentiment d’appropriation, qui est une condition fondamentale du succès de ces opérations.


* Moron Suburbio est le titre d’une Bande Dessinée de nos amis du collectif La Productora (www.laproductora.com.ar)

* ‘villa’ en Argentine signifie bidonville


Coloco tient à remercier Lara Carvajal, de l’ONG C+D, tous les habitants de la villa Carlos Gardel et salue la Productora…

lien permanent

urugay

Mouvement des sans toit d'Uruguay [art from web]

Le mouvement pour la construction de logements sous la forme coopérative et par aide mutuelle est une modalité par laquelle un groupe de familles (entre 10 et 200) constituent des groupes associés qui fonctionnent de manière démocratique. Ils luttent pour la terre, l’occupent ou l’achètent grâce au financement public ou d’ONG, et construisent ensuite leurs logements grâce à l’effort familial.

Ils passent par quatre étapes : obtenir la reconnaissance légale, choisir une institution de conseil technique, obtenir la terre et avoir le prêt pour construire. Hommes et femmes travaillent sur un pied d’égalité dans la construction des logements en apportant tous le même nombre d’heures de travail, gèrent le processus de conception et de construction, passent par l’assemblée pour prendre des résolutions, et administrent ensuite le complexe d’habitations. Le propriétaire des logements est la coopérative, les familles ont un droit d’usage mais ne peuvent pas vendre les logements sans l’autorisation du collectif.

Les coopérativistes construisent tous les logements sans savoir qui occupera chacun d’entre eux. Un tirage au sort est organisé le jour de l’inauguration et chaque famille occupe celui qui lui est attribué. La participation des femmes à toutes les étapes, la construction notamment, marque une différence avec d’autres mouvements sociaux. La FUCVAM a en plus une école de formation et une usine qui fournit des matériaux aux coopératives. La participation égalitaire aux travaux, l’assistance aux assemblées et la contribution économique sont obligatoires pour tous les associés.

Les quartiers coopérativistes se trouvent en majorité à la périphérie des villes. De nombreux groupes de coopératives disposent de garderies pour les enfants, de cliniques et de locaux commerciaux autogérés par les propres habitants. Le mouvement a en plus 22 bibliothèques et 17 gymnases dans les quartiers de Montevideo. Les règlements de chaque coopérative sont discutés durant une longue période en assemblée.

par Raúl Zibechi

Ressources bibliographiques

— Gustavo González y Javier Vidal, "A la luz del día", FUCVAM, 2004.
— FUCVAM, "Génesis. Análisis sobre el protagonismo social y político de Fucvam", Montevideo, 2006.
— FUCVAM, "Cooperativismo de viviendas por ayuda mutua", Montevideo, 1999.
El Solidario, periódico de FUCVAM.

— Página web : www.fucvam.org.uy.

lien permanent